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Emma
Delphine Couturier est née à La-Rue-Saint-Pierre, mais a passé une partie de son adolescence à Blainville. Son père, Jean-Baptiste Couturier, exploitait la ferme dite du Château, à la limite entre Blainville et Catenay. C'est à Blainville qu'elle s'est mariée le 7 août 1839 avec Eugène Delamare. Une reconstitution théatralisée de cet événement a été crée par Michèle Guigot et sa troupe à Blainville le 18 septembre 2021: La Noce Bovary.
En effet, la vie tumultueuse de Delphine Couturier, sa fin tragique, ainsi que celle de son époux, auraient fourni à Gustave Flaubert la trame de son roman Madame Bovary. Si Flaubert s'est toujours gardé de confirmer cette inspiration, ses contemporains ne s'y sont pas trompés: la Ferme du Château est devenue la Ferme Bovary, et les cartes postales anciennes témoignent de ce changement d'appellation.
Le lien entre Delphine et Emma a été répandu par Georges Dubosc à travers plusieurs articles publiés dans le Journal de Rouen, 22 novembre 1890, 2 décembre 1890, 22 février 1897, 26 février 1905, et 5 février 1911.
A la même époque, Raoul Brunon, fondateur du Musée Flaubert, écrit dans la Normandie Médicale de 1907 un article "A propos de Madame Bovary". Le médecin dont il rapporte le témoignage, Henri Dumort, né à Ry le 14 novembre 1853, exerça à Blainville, et en fut maire. Il repose au cimetière de Blainville.
Georgette Leblanc (1869-1941) écrivit un des premiers ouvrages sur l’association Couturier/Bovary (1913). Cet ouvrage est disponible sur Gallica : « Un pèlerinage au pays de Madame Bovary ».
L'Illustration du 9 août 1930 publie un reportage "Au pays de Madame Bovary" par Paul-Emile Cadilhac. Un exemplaire de cette revue a été généreusement déposé à la Bibliothèque de La Sirène par Monsieur Etienne Audenet. Transcription de l'article.
L’abbé Gabriel Bretocq (1873-1961) de Rosay-sur-Lieure a publié un article dans la revue du Touring Club de France (n°544, mai-juin 1940, pp. 48-51).
En 1956, Anatole Jakovsky a publié un article dans la Revue des Tabacs. Cet article a été republié dans la revue de La Sirène (numéro 4).
En 1976, l'abbé Georges Malandrin (1920-1989), ancien curé de Ry, a publié ses recherches dans Etudes Normandes.
Le lien entre les deux personnages, historique et romanesque, n'a jamais été confirmé par Flaubert, et de nombreux érudits l'ont remis en cause. Par exemple, René Herval dans la revue Etudes Normandes (1955).
On peut comprendre la réserve exprimée par Gustave Flaubert, qui avait du faire face à un procès retentissant à la suite de la publication de son roman en feuilletons dans la Revue de Paris, et ce bien malgré les coupures qu'il avait été obligé d'accepter.
Dans le Mercure de France du 16 juillet 1911, A.-M. Gossez (1878-1940) s’élève contre l’identification des personnages de Flaubert à des personnes ayant existé : "Homais et Bovary. Hommes politiques" (pages 265-308).
Les travaux récents menés à l’Université de Rouen, sur Flaubert et sur Madame Bovary, sont accessibles sur le site : https://flaubert.univ-rouen.fr/
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